Isolation et consommation énergétique

Représentant de l’ordre de 60% du parc immobilier, les bâtiments anciens sont de gros, voire très gros consommateurs d’énergie.  La réduction de cette consommation énergétique doit donc logiquement devenir une priorité lorsqu’une rénovation est envisagée. Leur isolation doit être améliorée, complétée par une ventilation performante. La rénovation d’un bâtiment offre une très bonne occasion d’en réduire les consommations énergétiques. L’objectif est plus accessible qu’on ne le pense, même si chaque cas et un cas particulier et que l’on ne rénove pas de la même façon une maison vieille d’un siècle et un pavillon datant des années 1970.

 

 LA BASSE CONSOMMATION

Quels critères ?

La consommation énergétique des bâtiments varie beaucoup selon le type de construction, donc l’âge de la construction. Ainsi, on considère que la moyenne des bâtiments anciens est de l’ordre de 240kWh/m², certain bâtiment datant d’avant 1975(date de la première réglementation thermique) peut consommer jusqu’à 400kWh/m2, soit 5 fois plus que la consommation maximale exigée pour l’obtention du label BBC (bâtiment basse consommation). Rappelons que le niveau d’exigence de ce label est de 50 kWh/m² pour l’habitat neuf (ce qui correspond à la classe A sur l’étiquette énergie) et 80kWh/m² pour la rénovation. En général, on distingue le cas des maisons qui disposent d’une bonne inertie grâce à leurs murs épais et d’un aération assurée par leurs défauts d’étanchéité. Parfois difficile à chauffer, elles ont l’avantage d’être fraiches en été. Construites après 1975, les maisons sont mieux isolées mais ne disposent d’aucune inertie, donc d’aucune indépendance thermique. Elles restent exigeantes en chauffage et parfois même en climatisation. Les plus consommatrices sont les maisons construites après-guerre et avant 1975. Vite bâties, souvent mal conçu et pas isolé du tout, elles sont de grandes consommatrices d’énergie été comme hiver, et leurs amélioration réclame d’importants travaux dont le cout est parfois dissuasif. Néanmoins, l’enjeu est important car la rénovation concerne plus de 60% du parc immobilier. C’est donc dans l’existent que le gisement d’économie d’énergie est le plus important.

 

 BBC

Quelles cibles ?

   S’il est difficile, voire impossible dans certains cas de transformer une maison existante en maison passive, c’est-à-dire consommant moins de 15kWh/m² et par an, la basse consommation et plus accessible qu’on ne le pense et peut être atteinte dans bien des cas grâce à une rénovation rigoureuse et précise. La priorité doit être donné à l’isolation afin de limiter les déperditions et de réduire ainsi les besoins en chauffage. L’isolation du toit permet de réduire ainsi de 30% en moyenne, celle des murs de 25%, celle du sol environ 7%, tandis que le remplacement des fenêtres peut les réduire de 15% en moyenne. Bien sûr, ces valeurs ne sont qu’indicatives et ne donnent qu’un ordre de grandeur car elles varient beaucoup selon les performances d’origine du bâtiment. Une maison isolée devenant aussi plus étanche, la mise en œuvre d’une ventilation efficace est impérative. La meilleure des solution sera en fonction des possibilités qu’offre le lieu : ventilation répartie ou centralisée, à simple ou à double flux, afin de réaliser des économies supplémentaires. Enfin, la troisième cible concerne le remplacement des équipements de chauffage et de production d’eau chaude par des appareils plus performants, si possible ayant recours aux énergies renouvelables. A ce jour, ,deux labels certifient la basse consommation en rénovation, le label BBC-Effinergie et le très récent label BBC-Proriterre. Le premier exige une consommation de 80 kWh/m² par an et une étanchéité à l’air inférieur à 0,8 m3/h.m². le second se positionne d’avantage comme un label de conception globale et prend en compte d’avantage de critères.